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Un cours sur le deuxième chapitre de Géographie du programme de Seconde E.G.T. - Nourrir les Hommes.
SOMMAIRE
Intro :
_ Trouvez un texte choc dans l’actualité ou un texte faisant la différence entre famine et disette.
Aujourd’hui plus de 800 millions d’Hommes souffrent de la faim dans le monde. L’immense majorité vit dans les P.E.D. En ce début de XXI ème siècle, la sécurité alimentaire se heurte à un double défi. Un défi quantitatif – comment nourrir 6,5 milliards d’hommes ? Un défi qualitatif – quel type d’agriculture valoriser et quel développement en attendre ?
La transition démographique a désormais touché tous les pays de la planète. L’explosion démographique tant redoutée n’aura donc pas lieu. Notre planète portera tout de même 9 à 10 milliards d’habitants vers 2010.
- Questions :
T.P sur la Révolution verte en Inde
Depuis la Révolution agricole du XIX ème siècle les P.I.D. ont réalisé d’énormes gains de productivité. Mécanisation, utilisation massives de pesticides et d’engrais et aujourd’hui progrès de la génétique sont à l’origine de l’essor des productions agricoles. _ Parallèlement, dans les pays du sud, cette modernisation a également eu lieu avec le développement des révolutions vertes (introduction de céréales à haut rendement, irrigation, engrais et pesticide.). Ces révolutions ont permis a des pays comme l’inde et la Chine d’assurer leur autosuffisance.
L’autosuffisance est loin d’être assurée partout dans le monde. Ainsi, on ne produit pas toujours là ou on en a le plus besoin.
Document polycopié – Famine manipulée en Ogaden (Éthiopie)
livre page 83 – texte b et photo de Honk Kong
En Afrique, certaines régions souffrent de malnutrition chronique et les famines y sont encore fréquentes. Celles-ci s’expliquent bien sur par des conditions climatiques difficiles, mais elles sont aussi provoquées par des systèmes sociaux très inégalitaires, des guerres endémiques.
En Asie, la situation alimentaire de certaines régions reste fragile à cause d’une explosion urbaine qui grignote peu à peu les terres agricoles et des modifications des comportements alimentaires.
TP Hachette ou Magnard : les paysages agricoles aux U.S.A.
- Carte à compléter
Dans les pays développés, le modèle dominant est celui de l’agriculture productiviste. Mécanisation, engrais, irrigation et génétique ont fait croître de façon spectaculaire les productions. Cette agriculture qui permet des productions massives d’un nombre réduit de produits animaux et végétaux est très compétitive au plan mondial. Par ailleurs, elle s’intègre à un complexe agro-industriel très actif.
T.P sur les campagnes malgaches dans l’impasse – Bréal new page 64
Réponses :
Les P.E.D. sont souvent amenés à privilégier les cultures d’exportation au détriment des cultures vivrières. Leur capacité à assurer leur autosuffisance alimentaire est alors réduite. Par ailleurs, ce choix entraîne des conflits entre petits et grands propriétaires fonciers. Les premiers sont souvent obligés de quitter les campagnes et de rejoindre les villes.
Document polycopié : TP sur le café dans le monde (B-Lacsote pages 62, 63, 64, 65)
Dans le secteur agricole, la domination des pays riches est incontestable. Ainsi, les grands marchés de céréales sont contrôlés par un nombre réduit de pays exportateurs ( U.S.A., France, Canada, Australie et Argentine ). Ceux-ci disposent donc d’une véritable arme alimentaire vis à vis des pays du sud. En outre, les pays riches concentrent les flux de consommation, ils peuvent ainsi contrôler les cours des denrées alimentaires venant de la zone intertropicale.
32 – Dans les pays riches des évolutions de plus en plus contestées
Document polycopié : l’agriculture en Bretagne (Nathan -2001- pages 90-91)
La crise de la vache folle ou les effets des OGM (organisme génétiquement modifié) sur l’alimentation humaine conduisent les citoyens à s’interroger sur les bienfaits d’une agriculture productiviste fortement intégrée à la filière agro-alimentaire. Par ailleurs, cette agriculture à des effets pervers sur le milieu naturel (exemple : l’agriculture en Bretagne)
Document polycopié : les clés de l’actu 5 septembre 2002
Faire un questionnaire et donner en travail de maison pour préparer l’exposé de 20 minutes qui aura lieu en classe
Après trois années de sécheresse, l’Ogaden, au sud-est de l’Ethiopie, concentre un grand nombre d’organisations humanitaires mobilisées contre la famine. Cette catastrophe qu’on dit « naturelle » n’a, en réalité, que peu à voir avec la nature. En effet, elle représente l’archétype d’une famine mise en scène à la face du monde dans un triple dessein : attirer l’aide internationale, « capturer » une région périphérique aux tendances centrifuges, souder le peuple éthiopien dans la lutte contre une « catastrophe » à quelques semaines d’élections essentielles pour le régime
La sécheresse frappe de nouveau l’Ogaden. Les 3,5 millions de Somalis qui peuplent cette région de l’Ethiopie l’ont subie trois années de suite. Les ressources en eau se sont raréfiées, tandis que les pâturages s’épuisaient. Les difficultés climatiques, courantes dans une région sahélienne, ont mis en évidence des déséquilibres croissants entre les capacités du milieu et son utilisation.
L’économie de l’Ogaden, tournée non vers l’Ethiopie mais vers l’Est, a successivement souffert de la guerre en Somalie à partir de 1991, d’une modification des normes sanitaires en Arabie saoudite - qui l’a privée de ses exportations traditionnelles de bétail -, de sécheresses récurrentes, voire d’inondations occasionnelles, et d’une insécurité permanente. En 1999, alors même que le reste de l’Ethiopie dégageait des excédents céréaliers, l’Ogaden a connu une pénurie sévère : la sécheresse a détruit 90 % des récoltes et s’est prolongée anormalement dans le Sud. Le prix du bétail s’est effondré, tandis que celui de la nourriture explosait. La mort par inanition d’une grande partie des bovins a marqué un point de rupture.
Pourtant, il était possible aux autorités éthiopiennes, qui contrôlent les puits profonds - restés approvisionnés, contrairement aux puits traditionnels, gérés, eux, par les clans et asséchés dès le début de la crise -, d’intervenir pour répondre au déficit pluviométrique et éviter les concentrations d’hommes et de bétail autour de ces puits. Près des points d’eau, les pâturages, trop sollicités, disparaissent rapidement.
L’Ethiopie est un des rares pays d’Afrique où le système public de gestion des crises fonctionne. Un système d’alerte précoce y a été mis en place dès 1976, et la Commission de prévention des désastres (DPPC), legs de la grande famine de 1984-1985, veille à éviter les famines. Elle obtient des résultats satisfaisants grâce à des stocks de sécurité, lâchés sur les marchés en cas de flambée anormale des prix. La DPPC a ainsi pu, malgré le déficit pluviométrique, éviter la pénurie dans le Tigré, dans le nord du pays, région d’origine du premier ministre, M. Meles Zenawi.
Des distributions préventives de nourriture, un déstockage des troupeaux par la régulation du système d’achat, ainsi que la mise en oeuvre des systèmes d’alerte précoce (SAP) auraient évité le drame. Mais l’activation du SAP est entravée dans les zones pastorales, pourtant fragiles, par les restrictions de circulation imposées aux agences des Nations unies comme aux organisations non gouvernementales (ONG).
Le pays s’estime suffisamment organisé, en effet, pour que les ONG internationales n’y soient pas les bienvenues, sauf lorsqu’elles se limitent à fournir assistance technique et moyens financiers aux autorités. Leur capacité de réaction en cas d’urgence est annihilée par des tracasseries permanentes : longueur des procédures d’homologation, entraves diverses à leur activité, telles que la limitation du nombre de véhicules autorisés, l’interdiction des camions, des hélicoptères et des téléphones cellulaires, les communications devant se limiter à des échanges radio, et l’imposition de taxes importantes à l’entrée des marchandises.
Questions :
Contrôle de Géographie
Nom : ……………..
Prénom : ……………….
Classe de 2 nde E.G.T.
_ Manuel Bertrand-Lacoste pages 58-59
Le cas du Soudan
1) A l’aide des documents 1 et 5, complétez le tableau suivant : (4 pts)
| Nord du Soudan | Sud du Soudan | |
| Type de population | ||
| Croyances ou religion | ||
| Milieu de vie
(climat, végétation …) | ||
| Situation alimentaire |
2) Montrez, à l’aide du document 5, que la « malnutrition endémique » et les « terribles famines » dont souffrent les populations du sud du pays n’ont rien d’une catastrophe naturelle. (2 pts)
3) Où se réfugient les populations du pays touchées par ces différentes catastrophes ? (1 pt)
4) Qui est responsable de cette situation (document 5) ? (2pts)
5) Retrouvez dans le document 5, deux ou trois raisons qui expliquent l’intérêt de ces responsables à agir ainsi. (3 pts)
6) A l’aide des documents 1,2,3,4 présentez la situation actuelle du Soudan. Vous rédigerez votre réponse en construisant un paragraphe. Vous prendrez soin de respecter à la lettre toutes les consignes méthodologiques étudiées en classe. (9 pts)
7) A l’aide des documents 6 et 7, construisez un nouveau paragraphe qui montrera que la situation du Soudan n’est malheureusement pas unique en Afrique. N’oubliez pas là encore de respecter les consignes méthodologiques liées à la construction du paragraphe. (9 pts)
Date : 30 décembre 2006